Get Adobe Flash player
УкраїнськаFrançais

Historique et perspectives

Une quantité importante de chèvres vit en Ukraine, mais à quelques exceptions près, on ne peut pas parler de troupeaux et de fermes car les chèvres sont élevées par une ou deux unités par des personnes privées.
S’il devait exister d’antan des traditions culinaires et fromagères par rapport à l’élevage caprin, ces traditions se sont perdues probablement pour des raisons socio-politiques. Cependant, le lait de chèvre a conservé une très belle réputation et ses qualités diététiques voire curatives sont connues de la plupart des ukrainiens.
Dans les Carpates, le lait de chèvre est souvent utilisé dans la fabrication de la brinza et dans d’autres régions d’Ukraine, notamment en Crimée, d’autres types de fromages de chèvre sont également produits.

Installé en Ukraine depuis une dizaine d’années, je suis consultant pour des questions agricoles principalement dans le domaine de l’élevage.
A mes débuts en Ukraine, les fromages de qualité manquaient et ceux de chèvre était quasiment inexistants jusqu’au jour ou j’ai vu apparaître dans les rayons des supermarchés des bûches de chèvres industrielles de qualité contestable.

En outre, j’entendais régulièrement des conversations au cours desquelles les vertus diététiques voire thérapeutiques du lait de chèvre n’étaient pas à mettre en doute, mais j’ai constaté qu’il était pratiquement impossible de s’en procurer de façon constante et sécurisée.
Lorsque j’ai appris, suite à une demande d’un client qu’il était interdit d’importer en Ukraine des caprins d’Europe et qu’il n’existait pas en Ukraine d’élevage de chèvres à proprement parler, il m’a semblé que l’installation d’une ferme de sélection et d’élevage de chèvres avec production de lait et de fromage avait des chances de succès.

Il a donc fallut trouver un site intéressant qui remplirait les conditions requises pour installer un élevage de type « bio ».
Des bâtiments de ferme au village de Dmitrovitchi ont été choisis. Le délabrement du site et le piteux état des bâtiments et ont nécessité d’importants travaux de restaurations, d’autant plus que je désire que notre ferme soit un modèle qui réponde à la fois aux exigences actuelles et à la tradition de la vieille europe.

Les travaux ne sont pas terminés et d’autres s’y ajouteront au fur et à mesure du développement des projets annexes : élevage de bovins et de moutons et d’animaux de basse-courre, production de jus de pomme, de fruits etc…, « bio » évidemment.

Bernard Wilem